Un projet Labex Arts H2H
 
Penser la critique avec Pasolini
Laboratoire de recherche pluridisciplinaire

11.03.2015 Francesco Galluzzi et Pierre Katuszewski

Autoportrait (Pasolini, 1946)

Mercredi 11 mars. 18h-20h

Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Bâtiment L. Salle 307

Entrée libre dans la limite des places disponibles
  • Francesco Galluzzi a publié Pasolini e la pittura (1994), Le avventure delle immagini. Percorsi tra arte e cinema in italia (2009). Il a été le commissaire de l’exposition Il cinema dei pittori percorsi tra arte e cinema in Italia 1940-1980 (Castiglioncello 2007). Sa recherche sur  l’art et le spiritisme, entre symbolisme et avant-gardes artistiques, est en cours de publication. Il enseigne l’esthétique à l’Académie des Beaux Arts de Carrare. 

 

 

  • Pierre Katuszewski est Maître de conférences en Études Théâtrales à l’université Bordeaux Montaigne. Il est l’auteur de Ceci n’est pas un fantôme. Essai sur les personnages de fantômes dans les théâtres antiques et contemporain (Kimé, 2011) et du Théâtre de Pasolini (Ides et Calendes, 2015). Il est rédacteur en chef de la revue Horizons/Théâtre des Presses Universitaires de Bordeaux. 

Programme

Francesco Galluzzi : La critique d’art du jeune Pasolini et le débat italien des années cinquante

Le jeune Pasolini, élève à Bologne de Roberto Longhi, fut très attentif dans ses années de formation aux arts visuels, actif dans le domaine de la critique d’art, et tenté par la peinture. Cette expérience fut déterminante pour la définition de sa personnalité, et doit être envisagée en lien avec la suite de sa carrière et avec le débat critique contemporain.

Pierre Katuszewski : Pasolini, critique de théâtre

 

Pier Paolo Pasolini consacre peu d’écrits au théâtre : six tragédies écrites en 1966 (certaines seront remaniées jusqu’à la veille de sa mort), le Manifeste pour un nouveau théâtre en 1968 et quelques entretiens dans des journaux. En 1968, il met en scène sa pièce Orgie et il organise des rencontres avec le public. Il participe également à divers débats autour des écrivains et le théâtre. Ces différents matériaux permettent cependant de saisir sa position critique sur le théâtre italien de la fin des années 1960, en particulier sur la question de la langue et du jeu de l’acteur.

Dans ces pièces, certains personnages énoncent un discours sur le théâtre, comme le speaker dans Calderón ou le spectre de Sophocle dans Affabulazione. Le Manifeste est écrit en réaction au congrès d’Ivrea qui, en 1967, réunit les principaux acteurs « culturels » de l’époque pour définir les termes du Nouveau Théâtre.

Il exprime un point de vue radical sur les conditions du théâtre en Italie, point de vue qui s’intègre à une critique plus large de la société.

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